Château Vaissier ou Palais du Congo

 publié le 17 septembre 2015
Château Vaissier ou Palais du Congo
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© Michel Gheysens

<i><b>Blanc-Seau, Château du Congo - Vue d'ensemble</b></i><br>En 1887, Victor Vaissier, visionnaire et créateur, hérite d'une petite savonnerie qu'il développe avec ses frères. Il invente la légende du savon des "Princes du Congo", le premier savon parfumé et soutient son produit avec de la réclame. Il organise des cavalcades mettant en scène le Prince du Congo, emblème de sa marque La Savonnerie du Congo.<br><br>Victor Vaissier, se disant prince du Congo, rêvait de se faire construire une demeure de rêve.<br>Il décida de faire appel à l'architecte Edouard Dupire-Rozan et lui donna quelques directives : un Château d'une allure majestueuse et originale avec les formes et le style d'édifice oriental surmonté d'un grand dôme garni de Vitraux.<br><br>Le Château fut réalisé en 1892 sur un parc de 5 hectares de la rue de Mouvaux à l'avenue Grau et de la rue du Congo jusqu'au canal et était l'emblème de sa réussite, c'était la plus vaste demeure privée du Nord de la France.<br>Le Château possédait sa propre usine d'électricité pour faire briller la nuit son dôme de verre de 35 m de haut construit par André Michelin, 39 ans à l'époque, qui était ferronnier industriel avant de se lancer dans les pneumatiques.<br>Le Château était monumental, sa superficie au sol était de 985 m2, sa surface habitable de 1200 m2 et il y avait 600 m2 de terrasse supérieure.<br>Le Château se composait d'un hall d'entrée d'une surface de 100 m2 surmonté d'une vaste verrière. Ce hall était le centre des pièces de réception : salon japonais, salle à manger Renaissance, salon indien, salon mauresque, salle à manger mauresque.<br>Le rez-de-chaussée et le sous-sol, qui abritait plusieurs caves à vin, à charbon, à nourriture, une cuisine, une buanderie, une salle de jeux et les communs, couvraient chacun une superficie de 985 m2. Un monumental escalier de marbre rouge menait à l'étage où l'on trouvait les chambres du Prince du Congo, de sa femme et de ses filles ainsi que celles des bonnes.<br>Dans l'une des tourelles se trouvait la salle de billard, le palier de l'étage était éclairé par un magnifique vitrail représentant le Congo tel que Victor Vaissier l'imaginait. Par une tourelle, on accédait aux terrasses qui surplombaient la construction, elles étaient agrémentées de plusieurs kiosques.<br><br>En 1914, la guerre éclate et pulvérise son rêve. La demeure devient l'état major de l'Armée Allemande. Quand les Allemands se retirent, il laisse, derrière eux, un Château dégradé par l'occupation. Les affaires ne sont plus aussi florissantes, le Château reste à l'abandon.<br><br>En 1923, à la mort de Vaissier, sa famille propose de vendre le Château à la Ville de Tourcoing qui refuse. En 1925, Mr Deconninck, entrepreneur de Spectacles, le rachète. Il envisage plusieurs projets, mais qui n'aboutiront pas. En 1929, le Château est démoli, la propriété est divisée en parcelles vendues en terrain à bâtir.<br><br>Aujourd'hui, de cette oeuvre grandiose, il ne reste que 2 petites maisons et le nom de la rue du Congo :<br>au numéro 2 de la rue de Mouvaux, la maison du Jardinier à l'angle avec la rue de Wasquehal<br>et, 120 m plus loin, au numéro 20, celle du Concierge<br>

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