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Patrimoine alpicois : la borne du 18

 publié le 17 septembre 2011
Patrimoine alpicois : la borne du 18
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© Gérard ROBERT

Au 18 rue Gabriel Morel, au Pecq : Borne monolithe en pierre, légèrement tronconique, sommet arrondi (diamètre moyen de la borne 50 cm), présentant un méplat sur toute sa hauteur (côté opposé, sur la photo), sans inscription ni marque lisible, s'élevant sur une base (parallélépipéde rectangle de 64 x 44 x 30 cm), hauteur totale hors sol 96 cm, implantée à environ 100 mètres du rivage de la Seine, non loin de l'ancien relais de poste rive droite situé dans la même rue Gabriel Morel et à l'angle du quai de l'Orme de Sully (à l'entrée à gauche des anciens ponts du Pecq, de 1621 à 1835).&nbsp;<div>Trois hypothèses vraisemblables (contradictoires ou complémentaires !) peuvent être émises sur l'origine et la raison d'être de cette borne :&nbsp;</div><div>1/ borne de distance : la rue Gabriel Morel est située sur l'ancienne route royale de Paris à Saint-Germain, dans l'axe des anciens ponts du Pecq,&nbsp;</div><div>2/ borne de limite : cette borne pourrait être la première d'un alignement s'étendant à travers l'ancienne forêt (garenne) du Vèsinet, pour délimiter au sud, les terre acquises par Louis XIV, à l'instar d'une autre limite, celle-ci que l'on a retrouvée, au nord, marquant la frontière avec les terres du seigneur de la Borde (à noter cependant que les bornes de cette limite nord, l'une d'elle est encore visible dans une propriété rue Horace Vernet au Vésinet, sont parallélépipédiques et sont gravées de fleurs de lys).</div><div>3/ borne de repère fluvial : borne située à environ 100 mètres de la Seine pour ne pas être inondée lors des crues, et donc rester toujours visible, qui pourrait alors marquer la limite aval des "eaux royales" sur lesquelles les transbordements ou déchargements de marchandises étaient libres de taxes (port-franc du Pecq), la limite amont se situant à Bougival dans l'alignement de la Chaussée de Charlevanne. Dans cette dernière hypothèse il s'agirait alors de la "borne de Tancul du port du Pecq", le port du Pecq (Port-Aupec) a été longtemps situé sur la rive gauche, il le fut aussi sur la rive droite, mais l'étymologie du mot "Tancul" qui provient du mot "Taneuse" signifiant "tannerie" (les tanneries, on connaît plusieurs "moulins", étaient bien situées sur les rus de la rive gauche, ceux de Buzot ou de l'Etang, en particulier) rendrait cette troisième hypothèse peu vraisemblable.</div><div>Un ancien alpicois, né au Pecq, dit connaître une quatrième hypoptèse ... quelle est-elle ?</div><div><br></div><div>Je demande une aide aux historiens, archivistes, spécialistes des bornes ... La déception serait de pouvoir prouver que la dite borne a été déplacée et qu'elle n'a, à son emplacement actuel, plus aucune signification !!</div><div><br></div><div>Notons aussi qu'une photo de cette borne était l'objet du jeu-concours "Connaissez-vous vos quartiers ?", lancé par la Ville du Pecq en juin 2011 (Question N° 5).</div><div>;</div>

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