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Batteuse ancienne

 publié le 3 janvier 2009
(4 votes)
Batteuse ancienne
1977 vues
© Bernard Mugica

Batteuse des années 1950

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HERMINE LAGACÃ Avis de : HERMINE LAGACÃ a dit

Que de souve
Je me souviens mon père en avait une.

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Gérard HELFTER Avis de : Gérard HELFTER a dit

Quel souvenir
C'est avec ce genre de batteuse, modèle similaire mais aussi grande, que j'ai passé ma jeunesse au travail (08-16 ans) de 1953 à 1961. à dans les fermes (mes parents avaient une entreprise de battage. Que de souvenirs dans ma tête mais je n'ai aucune photo.

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André Barré Avis de : André Barré a dit

Qui se souvieent ?
Qui se souvient Les batteries étaient vraiment un événement dans les fermes vers les années 48 -56 .Je vous raconte tout ça , d’accord ?La moisson étant terminée , les gerbes étaient transportées dans la cours de la ferme avec des charrettes .Deux gros ((tas ))plus gros qu’une maison souvent , un de blé , le plus gros , et l’autre l’avoine et l’orge ,quelque fois du seigle .Entre les ((tas )) un passage pour la machine à battre. La machine à battre , ou batteuse , quel engin qui allait avaler toutes les gerbes pour en séparer le grain , la paille ,et tout cela dans le bruit , la poussière … Voilà le décor , toutes fermes ayant fini leurs ((tas)), l’entrepreneur de battage , propriétaire de la batteuse , du gros tracteur , du monte paille , enfin de tout le nécessaire ,fait une tournée et estime la durée du battage (important) et de la succession des interventions . Chaque ferme dispose maintenant toutes les informations pour organiser ce grand événement. Les femmes du nombre de reps à prévoir , si c’est le matin et le midi ou l’après midi avec le repas du soir .Le patron de la ferme lui , il lui faut trouver 16 à 18 gars pour servir ce monstre qu’est cette machine à battre .C’est ici qu'intervient l’échange , exemple : si j’ai une batterie d’une demi journée , et que je vais chez le voisin pour une journée ,ce voisin me fournira deux gars ,etc. etc. Je peux vous dire que rien ne se fait au hasard,et que pour l’entraide on ne se fait pas de cadeau . Elle arrive cette armada, le gros tracteur tirant l’énorme machine et accroché derrière, le monte paille , suivi d’une remorque contenant les outils , le carburant … Le jour J est arrivé , la machine est placée entre les deux ((tas)), une courroie d’une dizaine de mettre la relie au tracteur , une autre courroie plus courte relie la machine au monte paille. Les hommes ont chacun une place attribuée selon leur capacité et le bon vouloir du patron de la ferme . Tout vibre , le bruit est infernal , de la poussière à ne plus voir qu’à quelques mètres , l’odeur de la sueur , de la paille , et tout le monde travaille , il fait chaud !!! Les journée sont longues, mais longues si vous saviez. Et les repas qui n’en finissent pas le soir , et le lendemain il faut repartir , souvent à 6 heures il faut être la . Comme tout cela devait être intéressant , vu de l’extérieur , mais moi gamin , avec ma fourche , sur le ((tas)) je vous regardait avec envie , toute fraîche , belles vacancières .Sûrement , vous jeunes filles en vacances , vous nous trouviez beau , bronzé , musclé …(chute , une me l’a dit un soir d’été ) Soyons sérieux , dans cette opération , les dangers étaient partout , les courroies n’étaient pas protégées . Cette machine qui vibrait , il fallait la servir , faire entrer dans son ventre les gerbes , des mains et des bras ont été aussi mangé par le monstre .Des chutes aussi , le ((tas)) était très haut et le ((paillé)) aussi ,et les gens buvaient plus que d’habitude et vous comprenez la suite . Moi je ne pouvais pas porter les sacs de grain dans les greniers (poste le plus prisé)je n’étais pas assez costaud , mais j’étais rapide et vif , alors tous les patrons me plaçaient sur le ((tas))avec 4 ou 5 jeunes. Ce poste avait un tout petit avantage , une tradition voulait que la dernière gerbe soit montée par la fille de la maison ,ou une autre jeune fille .Nous avions droit à un baisé . Que je vous raconte ….Les gars du ((tas))préparaient une gerbe spéciale avec du blé et des fleurs ,tout cela en cachette .Ils allaient à la cuisine ou souvent les filles travaillaient , les amenaient aux bord de la machine pour monter la dernière gerbe fleurie .Tout le monde riait , chantait et ont embrassaient la ou les belles .Le patron apportait les meilleurs bouteilles de sa cave , et c’était la fête . Bientôt les moissonneuses batteuse ont pointés le bout de leur nez, et la machine à battre à commencée à rouiller dans le de la grange .La vie nous à dispersée , mais personne ne regrette cette corvée , sauf les gens qui nous regardaient travailler .

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